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Qui est Alexandra ?


Avoir peur, être en joie, souffrir, rire, vouloir savoir, être chiante, effacée, timide, tourbillonnante, essayer plein de trucs.

Mentir, oublier. Tout dire. Dénoncer. S’échouer.

Jouer, gagner, avoir raison, se tromper, changer d’avis, changer de vie, changer de peau, changer de lieux, être assoiffée et vouloir percer tous les mystères.

Tout faire, tout voir, tout essayer. Différents rôles, différentes coupes, couples, couleurs, dérégler les sens, aller voir de l’autre côté. Mourir. Renaître. Laisser des parties en vrac et continuer.

Faire la sorcière, halluciner. Réinventer une vie de l’autre côté de la planète, et puis rencontrer quelqu’un ici. Découvrir le couple, les enfants, devenir mère et approcher les secrets de l’univers.

Vouloir mettre l’univers entier dans une caravane, devenir dieu, caresser les anges, leur piquer une plume, écrire avec, puis la brûler, lécher les cendres et encore tout recommencer.

Recommencer sans cesse, jouissance de la page blanche, douleur d’enfanter, de voir en face sa crasse, sa beauté, sa puissance et la facilité à transformer.

Avoir des enfants et sentir son cœur être à nu, à l’extérieur de nuit comme de jour.

Et puis un jour essayer autre chose, se raidir, attendre, tordre, se renier, se conformer, gommer sa crasse, mettre en quarantaine, maquiller son ombre, chatouiller les étoiles. Faire la sérieuse. Celle qui sait. Conseiller. Guider. Soigner. Sauver.

Faire le grand écart, pousser, prouver, promettre, faire voir et envie. Vendre des bouts de soi. S’oublier derrière son ordi, jongler et chercher la bonne formule.

Et puis finalement redescendre, et tout exploser encore une fois.

Les dogmes, le bien, le mal, les croyances, la bienséance, la bien pensance, les attentes, le succès, les « faucons », les « ya-ka », et les « tu devrais »…

Ré-atterrir en soi, et se fendre d’un rire hystérique et salvateur . Non, tout ça n’existe pas, c’est l’expression de ma boule multi-facettes que j’ai à la place de la tête.

Qu’un rêve farceur, une immense pièce de théâtre qui fait mal, qui dévaste, à laquelle je m’accroche, car au fond j’aime. J’ai peur, je veux tout contrôler, mettre tout ça bien au chaud.

Maintenant je dévaste, je déverrouille, pour lâcher enfin les grappins et revenir à soi.

Désintox des recettes de développement personnel.

Détox d’un idéal de succès derrière lequel courir indéfiniment.

Perçage de ballon hermétique des émotions mises en quarantaine.

Pour enfin souffler et apprécier toutes les facettes du monde.

Même les endroits pas glorieux qui suintent et me suivent comme mon ombre.

Accepter sa banalité. Sa merveilleuse insignifiance. Quitter son maillot de super héroïne pour retrouver sa face nue et universelle. (Merde mes tatouages me trahissent ! ;))

Moi c’est toi et toi c’est moi. Et la croûte terrestre c’est nous aussi.

Tout le monde chie. Tout le monde aime. Tout le monde souffre et jouit.

Telle est ma proposition aujourd’hui. Ne plus vouloir autre chose que ce qui est déjà là sous ses pieds. Regarder sous sa culotte les trésors ignorés. Pas déballés.

Follement humaine, sur terre ici et maintenant.

Alexandra

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